Notre programme municipal pour Rouen

Depuis bientôt dix ans, le pouvoir macroniste brutalise le peuple et nos institutions, attisant la crise démocratique et la défiance populaire. À Rouen, le pouvoir socialiste n’a assuré qu’une démocratie de façade. Les consultations organisées sont souvent sans effet et déconnectées des besoins de la population. Par ailleurs, l’effacement des conseils de quartier, le traitement opaque des financements aux associations ou encore les menaces contre la Maison des associations pèsent sur le bilan de la majorité actuelle.

Faire Mieux Pour Rouen s’inscrit dans la longue tradition des communes sociales et populaires, espaces de démocratie directe et de résistance aux oppressions. Nous inventerons et expérimenterons toutes les façons par lesquelles les citoyen·nes peuvent exercer leur pouvoir directement et plus seulement par délégation. Nous lutterons contre la corruption et le clientélisme permis par les privilèges de l’argent. Nous créerons et donnerons aux Rouennais·es l’espace de leur organisation collective et solidaire.

  • Instaurer une commission paritaire consultative (avec des représentant·es des associations) pour l’attribution des subventions et éviter toute dérive clientéliste.
  • Maintenir l’actuelle Maison des associations dans des locaux adaptés en concertation avec les associations parties prenantes.
  • Privilégier les conventions pluriannuelles pour faciliter le travail des associations rouennaises sur le long terme.
  • Mettre gratuitement à disposition les salles municipales aux associations.
  • Créer de nouveaux lieux permanents ou temporaires à destination des associations, y compris sur la rive gauche et les Hauts-de-Rouen, en concertation avec elles et grâce à un recensement précis des bâtiments publics existants.
  • Réaménager l’annuaire des associations sur le site internet de la Ville et mettre à disposition des associations un espace pour publier leurs besoins en bénévoles et volontaires.
  • Remettre en place de véritables conseils de quartiers, dotés d’un budget permettant l’action directe et concrète des habitant•es, et en présence d’un conseiller municipal.
  • Organiser un dispositif gratuit de garde d’enfants pour les participants aux conseils citoyens.
  • Créer de nouveaux points d’affichage libre.
  • Mettre en place le Référendum d’Initiative Citoyenne municipal.
  • Permettre aux Rouennais·es de révoquer les élu·es du conseil municipal.
  • Consulter les habitant·es sur les grands projets en organisant des votations citoyennes, dont le résultat devra être respecté par le conseil municipal.
  • Donner aux citoyen·nes la possibilité d’organiser une pétition qui, si elle réunit au moins 5% des habitant·es, sera défendue et débattue en conseil municipal.
  • Ouvrir toute votation aux résidents rouennais âgés de plus de 16 ans, quelle que soit leur nationalité.
  • Systématiser les campagnes d’inscription sur les listes électorales avec des actions dédiées et une assistance au public.
  • Multiplier les modes de participation citoyenne en s’appuyant sur les méthodes d’éducation populaire (enquêtes participatives, cahiers de doléances, assemblées de quartiers, marches exploratoires, interventions d’associations dans les établissements scolaires et centres sociaux, etc.)
  • Ouvrir aux habitant·es un temps de questions lors de chaque conseil municipal. Les conseils de quartier pourront saisir et interpeller les élu·es lors des conseils municipaux.
  • Publier sur les réseaux sociaux et le site de la Ville la date, l’heure et le lien des vidéos de diffusion des séances publiques du conseil municipal suffisamment en amont.
  • Publier systématiquement l’ordre du jour du conseil municipal dans le journal de la Ville et le diffuser par mail ou dans les accueils municipaux sur demande. Publier l’ordre du jour sur le site internet de la Ville de manière plus claire et accessible à tous.
  • Mettre en place une niche municipale pour les groupes d’opposition une fois par an : l’opposition pourra décider de l’ordre du jour et proposer des délibérations.
  • Instaurer un plafond aux indemnités de maire et de président de la Métropole : pas plus de trois fois le salaire de l’agent le moins bien payé à temps plein, toutes indemnités confondues.
  • Exiger des élus qu’ils publient tous leurs rendez-vous avec les représentants d’intérêts privés et refusent cadeaux, gratifications et avantages de toutes sortes venant d’entreprises.
  • Repenser la stratégie d’achat public en trois axes : favoriser une multiplicité de Très Petites Entreprises et Petites et Moyennes Entreprises parmi les candidatures, éviter le siphonnage des commandes publiques par les mêmes grandes entreprises et bannir la connivence et le clientélisme.
  • Supprimer les rémunérations des élus pour leur participation en tant qu’administrateur ou président aux conseils d’administration des satellites (Sociétés d’Economie Mixte, Sociétés Publiques Locales, syndicats mixtes, etc.)
  • Les avantages matériels aux élus (véhicules de fonction, remboursement de frais, etc.) doivent répondre aux nécessités absolues de l’exercice du mandat et être utilisés avec parcimonie.
  • Encadrer strictement l’usage des frais de réception pris en charge par les finances municipales, notamment pour empêcher qu’ils soient utilisés pour des événements uniquement destinés à la majorité ou pour des événements privés.
  • Signer et respecter la charte Anticor pour des communes plus éthiques.

En 2021, 17% des ménages rouennais vivaient en dessous du seuil de pauvreté. Ce taux, supérieur à la moyenne nationale, est en augmentation depuis plus de 20 ans et cache des écarts considérables entre les quartiers. Rouen est une des grandes villes françaises les plus inégalitaires. Beaucoup de Rouennais·es, notamment les familles monoparentales, connaissent des difficultés très importantes. Sous Macron, l’inflation et les mesures favorisant toujours les plus riches ont considérablement diminué le pouvoir d’achat de la population. Le ticket de caisse a explosé, comme nombre de nos factures, obligeant une part croissante des Rouennais·es à consommer des produits bas de gamme au détriment de leur santé, voire à sauter des repas. La hausse des frais médicaux et les déremboursements poussent une partie de la population à renoncer aux soins. Quant au loyer, il a augmenté à Rouen en moyenne de 30% en 10 ans, alors que les rémunérations ont globalement stagné.

Face à cela, Rouen doit être le terreau des solidarités concrètes, loin des politiques de contrôle et de culpabilisation menées par l’État. Rouen doit également être le fer de lance des politiques publiques visant à rendre du pouvoir d’achat à ses habitant·es.

  • Créer une carte municipale pour les familles monoparentales permettant un accès prioritaire à certains services publics, des tarifs préférentiels (transports, activités culturelles et sportives) et l’accès à des lieux et temps de répit.
  • Prendre des arrêtés municipaux d’interdiction des coupures d’eau et d’énergies.
  • Ouvrir un service public de restaurants populaires municipaux proposant des repas de qualité, gratuits ou à bas prix.
  • Soutenir et développer les épiceries sociales et solidaires par des subventions, la mise à disposition de locaux ou la participation à l’achat de denrées alimentaires.
  • Améliorer le service de bagagerie pour les personnes sans-abri en augmentant les capacités et durées de stockage. Refuser les dispositifs dirigés contre elles (arrêtés anti-mendicité, mobilier urbain anti-sans-abri) et garantir le droit à la domiciliation administrative des sans-abri.
  • Garantir l’accès aux droits sociaux de tous les Rouennais·es. Lutter contre le non-recours en aidant les nouveaux résidents à bénéficier de toutes les aides auxquelles ils peuvent prétendre.
  • Développer des solutions du type “Frigo solidaire” pour permettre la redistribution de denrées destinées à être jetées, en lien avec les associations existantes et dans le respect des normes d’hygiène et de sécurité.
  • Rendre gratuits les 15 premiers mètres cubes d’eau, nécessaires aux besoins essentiels à la vie et à la dignité.
  • Rendre la cantine scolaire bio gratuite pour tous.
  • Aller vers la gratuité totale des transports en commun, en commençant par les moins de 26 ans, les plus de 60 ans, les personnes en situation de handicap, les privés d’emploi et autres personnes précarisées.
  • Voter le gel des loyers des organismes de logement public.
  • Mettre fin à la “sulfateuse à PV” qui précarise trop de Rouennais·es, repenser la politique de verbalisation du stationnement et privilégier la prévention.

À Rouen et plus largement dans toute la Métropole, le droit au logement est abandonné par les pouvoirs publics. Les orientations prises ces dernières années entraînent un accès toujours plus difficile aux logements sociaux. En 2025, le temps d’attente sur la métropole de Rouen pour bénéficier d’un logement social était de 12 à 18 mois (ADIL 76). Sous couvert d’une fausse mixité sociale, des habitations sont détruites sans reconstruction et le parc privé, inaccessible aux catégories les plus modestes, s’étend. Le parc social restant est en mauvais état, marqué par l’insalubrité et la vétusté. Les locataires rouennais se sentent ignorés par leurs bailleurs et par la Ville.

Le parc privé, lui, se détériore. Le sujet de la vacance n’est pas traité avec le sérieux qu’il mérite : le nombre de logements vacants augmente dans le centre-ville, avec des objectifs de réhabilitation extrêmement bas. Faute d’investissements, la qualité du parc ancien baisse d’année en année et les arrêtés pour risque d’effondrement se multiplient. Parallèlement, les programmes neufs en acquisition fleurissent et les prix à s’envolent.

Enfin, rien ou trop peu n’est mis en place pour les publics les plus précarisés qui n’ont pas d’accès au logement. Les centres d’hébergement sont saturés. Les associations voient leurs moyens se réduire et peinent à trouver des solutions, même pour des familles entières. Les jeunes du Collectif des Mineurs Non-Accompagnés ont été traités de manière indigne par la majorité sortante. En 2023, le recensement du Centre Communal d’Action Sociale faisait état d’au moins 200 Rouennais·es sans-abri, chiffre très probablement sous-évalué et en constante augmentation.

  • Créer un service public municipal d’accueil se mettant à la disposition des structures d’accueil d’urgence aujourd’hui à bout de souffle. L’action municipale doit porter en priorité sur les populations les plus vulnérables : les personnes déjà sans-abri, les familles en rupture de logement, les femmes isolées (notamment victimes de violences conjugales ou intrafamiliales), les jeunes sortant de l’Aide Sociale à l’Enfance et toutes les personnes issues d’un parcours migratoire.
  • Créer un réseau d’équipements municipaux mis à disposition pour l’hébergement d’urgence de nuit.
  • Développer des outils de prévention efficaces contre les expulsions locatives : mettre en place une commission de prévention des impayés, prendre des arrêtés anti-expulsion locatives quand il n’y a pas de solution de relogement et constituer le maire partie civile en cas d’expulsion.
  • Soutenir les foyers d’hébergement et empêcher leur privatisation.
  • Adopter le plan “Logement d’abord” proposé par la DIHAL (Délégation interministérielle à l’hébergement et à l’accès au logement).
  • Assurer la coordination entre les centres d’accueil et les structures d’aide médico-psycho-sociale : bilan de santé, soutien psychologique et psychiatrique, accompagnement face aux pratiques addictives et aide à l’insertion professionnelle.
  • Augmenter la part du logement social à 30% des résidences principales (moyenne métropolitaine) dans l’ensemble des quartiers de Rouen.
    1. Construire de nouveaux logements sociaux qui correspondent à l’évolution des ménages rouennais. La priorité sera donnée au logement dit “très social”, attribués en priorité aux locataires en situation de grande précarité.
    2. Exiger 30% de logements sociaux dans chaque nouveau projet immobilier de la ville.
    3. Rééquilibrer les quartiers de Rouen : arrêt de la surconcentration de logements sociaux sur les Hauts-de-Rouen ; lutte contre les ghettos de riches qui menacent l’égalité d’accès aux logements et font monter les prix du foncier et des loyers.
    4. Lutter contre la loi ELAN qui entraîne la vente de logements sociaux et remet en cause le droit au logement.
  • Geler les loyers du parc public et exiger la transparence des bailleurs sur l’utilisation des charges.
  • Faire de la politique de la Ville, c’est-à-dire la réduction des inégalités entre les quartiers, une des priorités du mandat et mettre cette compétence sous la charge du ou de la première adjointe au maire.
  • Assurer la transparence de la commission d’attribution des logements sociaux : anonymisation des demandes et intégration complète des associations de locataires.
  • Rénover les immeubles dégradés et vacants et les reconvertir en logements sociaux.
  • Transformer le quota du maire lui permettant d’accorder des logements à certaines personnes en quota du conseil municipal, soumis à discussion après élaboration d’une grille claire de critères.
  • Entrer en lutte aux côtés des associations et des Rouennais·es pour exiger l’appui de la Préfecture pour réquisitionner les logements vacants.
  • Utiliser le pouvoir de police du maire pour réquisitionner les bâtiments vacants et mettre en place des conventions d’occupation temporaire.
  • Accélérer la réhabilitation des bâtiments insalubres en proposant une acquisition à l’amiable ou en ayant recours au droit d’expropriation.
  • Poursuivre le diagnostic des logements vacants et établir un état des lieux des biens.
  • Lutter contre l’étalement urbain en optimisant l’usage du foncier vide ou peu utilisé.
  • Mettre en place des zones de préemption du foncier dans les espaces à fortes concentrations de logements vacants quand ce n’est pas déjà fait.
  • Travailler sur des solutions urbaines et architecturales pour récupérer les combles perdus, les dessus de commerce et les espaces peu denses.
  • Créer la brigade du logement au service de la population, composée d’agents de proximité attitrés et facilement identifiables, dotée de larges missions :
    1. Contrôler la salubrité des parties communes et des logements à la demande des habitant·es et trouver des solutions en lien avec les autres services municipaux (propreté, services sociaux, rénovation énergétique, etc.)
    2. Conseiller et accompagner les locataires dans leurs demandes de rénovation auprès des bailleurs publics et privés et des syndicats de copropriété.
    3. Informer les habitant·es sur leurs droits.
    4. Gérer les secteurs soumis au permis de louer, outil municipal de lutte contre logement indigne, et élargir ces secteurs.
    5. Encadrer le logement touristique.
  • Accélérer la rénovation énergétique des logements selon la logique ERC (Éviter, Réduire, Compenser) : isolation en priorité, changement des appareils ensuite.
  • Exiger la véritable prise en charge, par les bailleurs publics ou privés, du coût de la lutte contre les nuisibles.
  • Favoriser l’accès au logement des résidents permanents par le strict encadrement du logement touristique de type “Airbnb”, la fixation d’un quota maximal de logements sur la commune et la limitation du nombre de jours de location par an.
  • Définir une « Charte promoteur » indiquant la grille des prix de vente, imposant des normes environnementales et une priorité d’acquisition aux Rouennais·es et aux primo-accédants.
  • Accompagner les projets d’habitat coopératif, participatif et solidaire (cadre juridique, coopération avec les associations spécialisées et aides financières).

Le service public, c’est le patrimoine de celles et ceux qui n’en ont pas. Or, ce patrimoine et les agents publics qui le mettent en œuvre ne sont plus respectés dans notre Ville ni dans la Métropole. La majorité sortante, derrière les éléments de langage, s’est engagée sur la voie de la privatisation. Alors que l’éducation, de la maternelle au supérieur, traverse une crise de sous-financement sans précédent, la majorité soritante a continué d’attribuer de l’argent public à des établissements privés.

Par ailleurs, cette même majorité a reconduit ou créé de nouvelles délégations de service public au secteur privé (DSP) et des partenariats publics privés (PPP). Ce recours au privé se traduit régulièrement par une augmentation des tarifs pour les usagers, une dégradation de la qualité du service ou encore une détérioration des conditions de travail pour les employés.

La liste Faire Mieux Pour Rouen, dès son arrivée à la tête de la Ville, lancera une revue générale de tous les financements, délégations et partenariats avec le privé et fixera un plan de retour en régie publique. Plus largement, elle mettra en œuvre un vaste plan pour restaurer et développer les services publics de la santé, de la petite enfance, de la jeunesse, du sport, des aînés et du numérique.

  • Créer un véritable service public municipal de la petite enfance en proposant des modes d’accueil diversifiés, à taille humaine et adaptés à tous (crèches, lieux d’accueils, multi-accueil enfants-parents, relais assistantes maternelles, MAM, etc.) afin de permettre à 100% des parents d’obtenir une place pour leurs enfants.
  • Rendre la procédure d’attribution des places en crèches plus transparente et plus rapide en créant un guichet unique de demande de places (crèches associatives, familiales, parentales ou municipales).
  • Créer de nouvelles crèches municipales publiques avec des horaires élargis, une tarification solidaire, la gratuité pour les plus précarisés et à proximité des services médico-sociaux pour enfants.
  • Arrêter de recourir aux opérateurs privés lucratifs et favoriser les structures d’accueil de la petite enfance publiques et associatives.
  • Soutenir et développer l’accompagnement à la parentalité dans les structures municipales et les Maisons de l’enfance : temps d’échanges entre parents et professionnels, accueils jeux pour les tout-petits, ateliers, rendez-vous individuels ou réunions, etc.
  • Faire de Rouen une ville à hauteur d’enfant dans tous ses quartiers : services publics de l’enfance, toilettes publiques adaptées aux enfants et équipées de tables à langer, sécurisation des rues lors des entrées et sorties d’école.
  • Aménager des aires de jeux inventives, naturelles, intergénérationnelles, inclusives, respectueuses des normes environnementales dans les jardins publics et les médiathèques.
  • Aménager un city-park au sein du quartier Martainville, ainsi que des espaces de jeux supplémentaires pour tous les âges dans tous les quartiers, et plus particulièrement dans les quartiers Ouest, Grammont et Hauts-de-Rouen.
  • Réaliser un audit sur les aires de jeux existantes afin de vérifier leur adaptabilité et le respect des conditions de sécurité, en lien avec les conseils de quartier, et adapter ceux qui ne répondent pas à ces critères.
  • Instaurer la gratuité de la cantine, bio et locale.
  • Allouer à tous les élèves une dotation standard de fournitures scolaires gratuites.
  • Réviser la sectorisation scolaire pour lutter contre la ségrégation et la reproduction sociales.
  • S’opposer à l’ouverture de toute nouvelle école privée sur le territoire communal et mettre fin à tous les financements des établissements privés qui ne seraient pas imposés par la loi.
  • Soutenir activement les familles et les personnels de l’éducation contre les fermetures de classes et d’écoles.
  • Parvenir à l’objectif d’un Agent Territorial Spécialisé des Écoles Maternelles (ATSEM) à plein temps par classe en maternelle.
  • Garantir un nombre suffisant d’animateurs périscolaires formés en emploi non précaire.
  • Mettre à disposition des parents d’élèves un « espace parents » pour se réunir et s’organiser dans chaque école.
  • Développer les actions de soutien scolaire et d’aide aux devoirs en liaison avec les associations et les parents d’élèves.
  • Garantir la scolarisation et ouvrir la cantine à tous les enfants présents sur Rouen, qu’ils soient issus des communautés des Gens du voyage ou étrangers.
  • Améliorer la formation des personnels de crèche et du périscolaire, des intervenants sur le temps scolaire et des ATSEM à la prévention des violences éducatives et sexuelles.
  • Développer les classes transplantées gratuites (classes de mer, de neige et classes vertes) et les échanges internationaux.
  • Piétonniser les abords des écoles avec des cheminements verts et des terrains de jeux.
  • Systématiser la sécurisation des rues aux horaires de dépose pour garantir la sécurité des enfants.
  • Développer les modes doux et collectifs (pédibus, vélobus) de déplacements des enfants.
  • Favoriser l’égalité filles-garçons par le partage des espaces de jeux, des sanitaires et des vestiaires sur le temps scolaire ou périscolaire. Mener une réflexion collective dans les écoles, centrée sur la parole des jeunes filles et des enfants les plus vulnérables à l’exclusion.
  • Créer une bourse “Premier emploi” pour les jeunes de 16 à 25 ans issu·es de familles modestes afin de financer matériel, outils et tenues, couvrant aussi les dépenses essentielles (transports, téléphone, permis, formations, projets personnels).
  • Renforcer l’accompagnement vers l’emploi via Rouen Info Jeunes : ateliers CV, simulations d’entretien et suivi personnalisé, avec des actions hors les murs dans les quartiers pour aller vers les jeunes les plus éloigné·es des dispositifs.
  • Mettre en place un quota annuel de premières expériences professionnelles au sein de la Ville et de la Métropole pour les jeunes sans CV, complété par des stages, jobs d’été et missions prioritairement accessibles aux jeunes sans réseau.
  • Créer des chantiers jeunes pendant les vacances, notamment l’été, sur des projets utiles à la ville, avec une rémunération pouvant financer permis, vacances ou projets personnels.
  • Accélérer la construction de logements étudiants publics via le CROUS de Normandie, lutter contre la privatisation et favoriser l’habitat intergénérationnel.
  • Créer, avec l’Université Rouen Normandie et en complément de la Maison des adolescent·es, un espace santé jeunes proposant des consultations gratuites, anonymes et de prévention.
  • Permettre à davantage de jeunes de partir en vacances en renforçant le dispositif « Rouen vacances jeunes ».
  • Développer des espaces d’accueil jeunesse dans chaque quartier (MJC, maisons de quartier…) avec des activités co-construites. Garantir l’accès aux activités sportives et culturelles dès 11 ans, notamment grâce à un pass jeunesse gratuit ou à très faible coût.
  • Renforcer les équipes des MJC et centres sociaux, incluant des permanences de psychologues, en s’appuyant aussi sur les associations locales, éducateur·rices et personnes ressources pour recréer du lien de confiance.
  • Développer de nouvelles activités jeunesse (dont création numérique) dans les lieux dédiés, et proposer des parcours alternatifs pour prévenir le décrochage scolaire et redonner confiance aux jeunes en difficulté.
  • Augmenter les capacités d’accueil des centres de loisirs, avec davantage de places pendant les vacances scolaires pour les jeunes ne partant pas.
  • Ouvrir davantage les équipements publics en soirée pour les initiatives jeunesse, et créer de nouveaux lieux pour les jeunes le soir.
  • Créer des universités populaires par et pour les jeunes autour de la citoyenneté et de l’esprit critique, ainsi que de véritables espaces d’expression et de co-décision pour les jeunes, notamment dans les quartiers prioritaires.
  • Soutenir les projets citoyens, solidaires et associatifs portés par les jeunes Rouennais·es en augmentant les bourses dédiées.
  • Créer des résidences publiques, arrêter de recourir aux EHPAD privés à but lucratif et confier leur gestion à des associations et coopératives solidaires.
  • Développer les services à la personne (maintien à domicile, portage de repas, petits services du quotidien) accessibles et adaptés.
  • Expérimenter l’ouverture le soir de la restauration scolaire aux personnes âgées pour leur proposer des dîners, afin de lutter contre l’isolement et la précarité alimentaire.
  • Soutenir les projets de logements partagés adaptés pour les séniors.
  • Organiser la gratuité des activités pour les séniors les plus précarisés.
  • Mettre en place un service d’appui aux aidants (remplacements pour congés, conseils, etc.)
  • Favoriser le lien intergénérationnel en facilitant la mise en relation des personnes âgées avec les structures de la petite enfance et du périscolaire.
  • Soutenir les clubs séniors sous forme associative et citoyenne et l’accès aux activités culturelles et sociales de nos aîné·es.
  • Autoriser les animaux de compagnie dans les lieux de résidence.
  • Créer un service public funéraire afin de garantir l’accès de tous les Rouennais·es à des funérailles dignes et sans discrimination sociale.
  • Engager des travaux dans les cimetières pour garantir leur accessibilité.
  • Être à l’écoute des besoins d’aménagement et d’organisation du cimetière pour répondre aux besoins des proches qui se recueillent (aménagements, respect des cultes, horaires, etc.)
  • Valoriser les plantes et fleurs jetées en aménageant des espaces permettant leur compostage ou leur récupération.
  • Créer deux centres de santé municipaux, un sur chaque rive, avec des médecins et soignants salariés, sans dépassement d’honoraires, pour des soins accessibles à tous.
  • Systématiser les campagnes de prévention contre les risques (notamment la lutte contre les IST dont le VIH).
  • Mettre en place une politique publique de la santé mentale, notamment par la création de conseils locaux de santé mentale et la facilitation de l’accès aux droits.
  • Aider l’installation de soignants dans les quartiers où ils manquent avec un système de loyer à la demi-journée.
  • Faire pression pour obtenir la gratuité du parking du CHU.
  • Soutenir davantage le Planning familial et étudier l’ouverture de nouvelles antennes.
  • Recréer les bains-douches municipaux.
  • Agrandir et rénover le stade Diochon pour permettre d’accueillir plus de monde pendant les matchs et garantir la sécurité des spectatrices et spectateurs.
  • Favoriser la gratuité et la tarification sociale de l’accès aux équipements sportifs pour les personnes les plus précarisées.
  • Intensifier le soutien à la pratique sportive féminine et mixte en engageant une réflexion sur le type d’équipement sportif à construire et en élaborant, avec les associations sportives locales, une charte de lutte contre les discriminations dans le sport.
  • Organiser la semaine « Rouen fête le sport », ouverte à tous les publics, et mettant à l’honneur un sport différent chaque année.
  • Construire une nouvelle patinoire, notamment pour accueillir les compétitions sportives.
  • Offrir gratuitement l’accès à une activité sportive à tous les enfants des familles monoparentales.
  • Rouvrir certaines cours d’école, comme celle de l’école Rosa Parks, aux enfants du quartier hors temps scolaire.
  • Créer des garderies ludico-sportives dans les équipements sportifs municipaux, notamment pour favoriser la pratique sportive féminine.
  • Soutenir davantage les clubs inclusifs labellisés Sport Handicap et favoriser la création de nouveaux clubs handisport.
  • Refuser le « nommage » des équipements sportifs et leur privatisation par des marques et entreprises privées, à l’opposé de ce qui s’est fait avec le Palais des Sports “Kindarena”.
  • Garantir gratuitement l’apprentissage de la natation dès le plus jeune âge.
  • Mettre à disposition d’artistes des lieux vacants pour proposer des espaces de création et d’exposition, permanents ou non.
  • Créer une galerie d’art accessible gratuitement, permettant aux Rouennais·es d’y exposer leurs créations.
  • Soutenir les artistes rouennais, notamment émergents, par des financements dédiés, l’intégration à la programmation culturelle municipale et le développement des fonds artistiques municipaux.
    1. Rémunérer les artistes-auteurs de la ville à chaque intervention dans un événement public.
    2. Expérimenter une sécurité sociale municipale pour les artistes-auteurs leur permettant de bénéficier d’un revenu de solidarité en cas de maladie, d’accident ou de congé parental.
  • Refuser le recours aux intelligences artificielles génératives d’image et de vidéo dans les communications de la ville et favoriser les contrats avec des graphistes locaux.
  • Faire entrer l’art à l’école en développant des partenariats entre les structures culturelles et les écoles et en ouvrant des résidences d’artistes en milieu scolaire.
  • Développer les activités artistiques et culturelles dans les centres de loisirs, crèches, structures jeunesses et seniors, en lien avec les équipements, associations et artistes du territoire.
  • Démocratiser l’accès à la culture en garantissant la diversité des propositions artistiques via des subventions prioritairement accordées aux collectifs d’artistes locaux et non à des individus.
  • Organiser des événements communs entre les écoles artistiques publiques et les écoles maternelles et primaires de Rouen.
  • Abroger la restriction du droit de grève des agents municipaux issue de la délibération 10-25 du lundi 24 janvier 2022, appliquant une loi macroniste liberticide.
  • Mettre en place des plans de titularisation, de négociations salariales internes et d’éradication du temps partiel subi.
  • Consulter l’ensemble des agents municipaux sur l’élaboration des projets et des politiques municipales, développer la formation des agents pour accompagner l’évolution des services et associer systématiquement les syndicats.
  • Appliquer les 32 heures pour les agents soumis à des travaux pénibles, au travail de nuit ou au travail le dimanche.
  • Améliorer l’autorisation d’absence pour un congé gynécologique à la hauteur des besoins.
  • Soutenir les luttes des agents de la Ville et de la Métropole face aux attaques néolibérales contre leurs statuts et leurs pratiques professionnelles.
  • Expérimenter l’accueil des animaux de compagnie des agents sur leur lieu de travail, si leur poste le leur permet.
  • Garantir toujours une présence humaine facilitant l’accès aux démarches à l’ensemble des usagers du service public, en protégeant ou en réouvrant les accueils physiques de tous les services publics municipaux.
  • Privilégier, dès que possible, l’utilisation des logiciels libres dans les services municipaux et l’encourager auprès des Rouennais·es.
  • Refuser les projets dits de “modernisation du numérique” basés sur des logiciels et outils dégradant la souveraineté numérique de la Ville de Rouen.
  • Intégrer des maisons du numérique avec une aide aux démarches dans le réseau des médiathèques et bibliothèques.
  • Favoriser un apprentissage du numérique tourné vers la compréhension de l’outil informatique plutôt que son usage, afin de prémunir du tout-écran, particulièrement auprès des jeunes publics.
  • Favoriser des hackathons civiques, c’est-à-dire des événements réunissant citoyens, élus et développeurs dans le but d’améliorer les outils numériques et de transmettre les savoirs. Les solutions développées dans ce cadre deviendront un bien commun.

La Normandie fait partie du top 3 des régions avec l’état de santé le plus dégradé. En Seine-Maritime, la mortalité précoce (avant 65 ans) est bien plus élevée que dans la majorité de l’Hexagone. La situation est critique entre les classes sociales : l’écart d’espérance de vie entre un homme aisé et un homme précaire est de 13 ans (8 ans chez les femmes). Les écarts de santé s’expliquent par un moindre recours aux soins, des comportements plus à risque, une santé mentale et physique plus dégradée et le maintien des inégalités sociales. Ils sont renforcés par une surreprésentation des maladies cardiovasculaires, respiratoires chroniques et psychiatriques. Les cancers sont plus mortels, en raison de leur nature (notamment le cancer du poumon) et de retards de prise en charge, surtout dans les classes populaires.

À Rouen, les facteurs d’expositions sont multiples. Les habitant·es sont particulièrement exposés à un cocktail de pollution : amiante, plomb, particules fines, hydrocarbures et PFAS. Sur ces derniers, des pays voisins comme le Danemark et la Suède appliquent des réglementations qui placeraient la métropole de Rouen dans l’illégalité. Par ailleurs, la catastrophe de Lubrizol de 2019 nous a rappelé notre vulnérabilité face à quelques grands groupes industriels qui préfèrent mettre en danger la population métropolitaine plutôt que de respecter les normes de sécurité.

S’ajoutent des risques futurs liés au changement climatique : Rouen, exposée aux marées et à la montée du niveau de la mer, menace des sites industriels d’immersion. La multiplication des phénomènes extrêmes (inondations meurtrières, canicules) rend urgente la mise en place d’une ville plus résiliente, capable de gérer les pluies intenses et de limiter les îlots de chaleur, fondée sur la transparence et la décision collective. Dans ce travail urbain, nous serons vigilants aux publics les plus fragiles, en particulier nos quartiers populaires, qui subissent le plus durement les pollutions, la chaleur et les inondations.

Nous porterons la piétonisation de plusieurs axes de notre ville tout en refusant la ZFE qui stigmatise les populations précarisées : l’écologie politique ne peut se faire sans la lutte contre les injustices sociales. Nous ne pouvons pas continuer à nous déplacer tel que nous le faisons, dans une dépendance effrénée à la voiture et aux énergies fossiles. Nous développerons des parkings aériens à proximité des nœuds de transports en commun en entrée de ville et améliorerons la desserte sur l’ensemble du territoire.

  • Mettre en place un dispositif public de connaissance et de cartographie pédagogique des risques environnementaux et climatiques, incluant l’analyse des pollutions des sols, de l’air et de l’eau afin de constituer un cadastre unifié et accessible, ainsi que l’identification des zones exposées à la montée des eaux, aux inondations et aux mouvements de terrain, en intégrant l’évolution de ces risques liée au changement climatique.
  • Mettre en place une convention citoyenne sur les risques pour mettre en débat le devenir de la métropole, sur 18 mois, avec formation des Rouennais·es et intégration des associations expertes. Les conclusions de cette convention permettront de redéfinir le plan de prévention des risques, le plan de relèvement post-catastrophe et le plan canicule.
  • Appliquer le principe de pollueur-payeur à l’échelle communale. Entrer en lutte pour faire reconnaître la responsabilité des industriels et des bailleurs dans les différentes pollutions (Lubrizol, les PFAS de BAFS, le lithium de Bolloré Logistics, l’amiante dans les tours verre-acier, les pesticides de l’agriculture intensive, etc.)
POUR UNE ALIMENTATION BIO, LOCALE ET ACCESSIBLE
  • Mettre en place la cantine et le restaurant municipal populaires biologiques, locaux et gratuits.
  • Mettre en place une expérimentation de la sécurité sociale alimentaire municipale pour garantir un accès à des fruits et légumes biologiques et locaux.
  • Proposer une solution végétarienne équilibrée à tous les repas et mettre en place une journée végétarienne par semaine dans les lieux de restauration publique.
  • Fixer dans les commissions des repas un objectif de diminution de la viande dans l’élaboration des recettes.
  • Soutenir les initiatives de sensibilisation sur les liens entre alimentation, santé, climat et biodiversité.
  • Ouvrir des jardins potagers biologiques cultivés par les élèves dans une logique d’éducation au développement durable.
POUR UNE GESTION DE L’EAU SAINE ET TRANSPARENTE
  • Établir la transparence sur la contamination des eaux de robinet par les PFAS.
  • Remunicipaliser le laboratoire des eaux privatisé en 2002 par la droite rouennaise.
  • Refuser, dans le cadre de la régie publique de l’eau à la Métropole de Rouen, le recours à la sous-traitance privée, quand une alternative publique est possible.
  • Renforcer les programmes facilitant la conversion en bio des agriculteurs exerçant à proximité de zones de captage.
  • Poursuivre la recherche de solutions alternatives aux captages contaminés.
  • Équiper tous les bâtiments publics en systèmes d’économie d’eau, en commençant par les écoles municipales.
POUR DES ESPACES ET BÂTIMENTS PUBLICS RESPIRABLES
  • Sortir de l’usage des produits chimiques toxiques et des perturbateurs endocriniens dans les crèches, écoles, maisons de retraite, bâtiments municipaux et intercommunaux.
  • Accompagner les Rouennais·es dans l’application du « zéro phyto » (jardins partagés, journée d’éducation populaire avec les agents municipaux, etc.)
  • Utiliser les pouvoirs de police générale du maire pour interdire l’occupation du domaine public maritime aux paquebots ne respectant pas les normes environnementales.
  • S’assurer et rendre compte du bon déroulement des opérations de désamiantage des bâtiments communaux et intercommunaux.
  • Lutter contre la pollution lumineuse des magasins et garantir la coupure des lumières dans les bâtiments publics.
  • Abroger définitivement la ZFE, mesure injuste qui stigmatise les classes populaires.
  • Mettre en place la gratuité des transports en commun en commençant par les moins de 26 ans, les plus de 60 ans, les personnes en situation de handicap, les privés d’emploi et les usagers disposant de faibles revenus.
  • Établir un diagnostic de l’état du stationnement à Rouen vis-à-vis des besoins exprimés par les Rouennais·es et des infrastructures existantes.
  • Préparer le passage en régie publique des parkings privés et utiliser tous les leviers pour obtenir la gratuité des parkings, en particulier au CHU.
  • Approfondir la concertation avec les associations et syndicats sur le projet de nouvelle gare Rouen Gauche, en intégrant les enjeux d’adaptation au changement climatique (montée du niveau de la mer), en garantissant la pérennité de la gare Rouen Rive Droite et en restant vigilant sur les risques de spéculation et de gentrification.
  • Augmenter la fréquence de passage des lignes de transports en commun.
  • Élargir les horaires de passage des transports en commun, notamment le soir et le dimanche.
  • Soutenir les luttes des agents du réseau Astuce et préparer le passage en régie publique à la fin de la Délégation de Service Public (2034).
  • Développer des parkings aériens publics en entrée de ville, à proximité des transports en commun, sur des espaces déjà urbanisés, pour réduire la présence de la voiture en ville.
  • Développer le covoiturage de longue distance et de proximité.
  • Soutenir le projet de RER Métropolitain et défendre le maintien des petites gares et la réouverture de guichets.
  • Développer un service public du vélo accessible et solidaire, en renforçant le service LOVELO, en étendant la gratuité à une heure par trajet, en garantissant l’accès aux personnes sans carte bancaire ou smartphone et en préparant son passage en régie publique.
  • Piétonniser et végétaliser pour assurer un cadre de vie sain aux Rouennais·es.
  • Développer l’espace public comme un lieu gratuit de socialisation, en commençant par les rues d’entrées et sorties d’écoles, la rue Jeanne d’Arc et les cœurs d’îlots, quand cela est possible et pertinent.
  • Mettre en débat l’apaisement de l’axe Jean-Lecanuet et la redirection du flux vers les boulevards, en allant vers la piétonnisation.
  • Mettre en œuvre un plan pluriannuel de végétalisation de la ville de Rouen, articulé autour d’un réseau de petits parcs de proximité, d’aires de jeux et de bancs, aménagés sur les espaces délaissés, peu denses et impropres à recevoir du logement.
  • Construire un réseau cyclable continu, sécurisé et cohérent, par la suppression des aménagements inadaptés, l’intégration des cyclistes dans la décision publique, la sécurisation des véloroutes et le développement de nouveaux itinéraires de loisirs, le long des berges de la Seine et sur la côte Sainte-Catherine.
  • Déployer massivement des stationnements vélos sécurisés et abrités, équipés de bornes de rechargement électriques, sur l’espace public comme dans les résidences du logement social.
  • Soutenir l’apprentissage et la culture du vélo, par le soutien aux événements de sensibilisation, les bourses aux vélos et les ateliers de réparation, en lien avec les acteurs locaux de l’économie sociale et solidaire.
  • Développer une plateforme logistique multimodale sur la Métropole, en dehors des centre-villes, dont le rôle sera de réceptionner les colis transportés par camions sur les grands axes, afin d’assurer une livraison avec un véhicule moins polluant.
  • Avoir un objectif “zéro béton”, aucune artificialisation de terre, en concentrant les efforts sur les friches industrielles, les espaces délaissés et peu denses, afin de limiter le ruissellement et le risque d’inondation, avec pour exception envisageable le déménagement de sites industriels.
  • Végétaliser en priorité les quartiers populaires, les cours d’écoles et les établissements médico-sociaux qui concentrent les publics les plus vulnérables au changement climatique : Hauts-de-Rouen, Saint-Sever et parking du CHU.
  • Végétaliser comme outil principal de prévention et de protection face aux risques du changement climatique : choix d’arbres adaptés, itinéraires sous ombrage, îlots de fraîcheur, etc.
  • Protéger et réinvestir nos espaces naturels selon leurs usages, en concertation réelle avec les riverains : la côte Sainte-Catherine, le Jardin de Repainville, le cimetière monumental de Rouen et le parc Jacques-Chastellain sur l’île Lacroix.
  • Exiger la transparence dans tous les projets urbains d’intervention sur les espaces naturels, à l’opposé des pratiques de la majorité sortante sur la “valorisation” de la côte Sainte-Catherine.
  • Mettre en place un plan pluriannuel de “ville-éponge” pour faire face aux inondations : adapter les espaces verts et de la voirie, restaurer les bords de Seine et du Robec, enquêter sur les risques courus par l’île Lacroix et les quartiers de l’est de Rouen.
SORTIR DE LA DÉPENDANCE AUX ÉNERGIES FOSSILES PAR LE DÉVELOPPEMENT DES RÉSEAUX D’ÉNERGIE LOCAUX
  • Adopter un plan de développement des énergies renouvelables en renforçant le rôle de la SPL ALTERN (Agence Locale de la Transition Énergétique Rouen Normandie), en intégrant les associations citoyennes et proposant un tarif social et progressif de l’énergie.
  • Mettre en œuvre, en adéquation avec les besoins, un plan de sobriété énergétique des bâtiments publics et de rénovation thermique, en privilégiant la production d’énergies renouvelables et les matériaux biosourcés.
  • Soutenir le développement des énergies renouvelables sur le territoire métropolitain en privilégiant les énergies vertes dans les contrats d’approvisionnement de la commune.
  • Développer les réseaux de chaleur et de fraîcheur urbains en régie publique, aussi bien dans les nouveaux projets que dans le bâti existant et en privilégiant les espaces d’équipements publics.
  • Préparer le passage en régie de tous les réseaux de chaleur actuellement en Délégation de Service Public (DSP).
  • Rompre avec la logique de la majorité actuelle qui, encore récemment, a privatisé le réseau de chaleur métropolitain. Nous nous engageons à combattre toute nouvelle privatisation !
PRÉSERVER LA RESSOURCE EN EAU DANS UN CONTEXTE DE RARÉFACTION
  • Systématiser les récupérateurs des eaux de pluies pour le nettoyage des rues, l’arrosage des plantations municipales et des jardins collectifs et l’alimentation des toilettes des bâtiments publics.
  • Expérimenter les circuits de réutilisation d’eau à l’échelle de l’îlot dans les bâtiments publics.
  • Réduire la consommation au robinet en généralisant les dispositifs de modération du débit d’eau dans les bâtiments publics.
  • Renforcer les campagnes de sensibilisation dès le plus jeune âge sur la ressource en eau.
TENDRE VERS LE ZÉRO DÉCHET SUR LA COMMUNE DE ROUEN
  • Créer un réseau de ressourceries municipales de quartier, associatives ou publiques, en priorité dans les quartiers Martainville, Saint-Julien et à la Grand Mare.
  • Accélérer la collecte et le compostage de biodéchets pour se mettre en conformité avec la loi.
  • Soutenir les épiceries de vrac et expérimenter réellement la consigne pour les bouteilles en verre.
APPLIQUER LA RÈGLE VERTE
  • Ajouter des clauses environnementales exigeantes à chaque achat municipal ou intercommunal.
  • Adopter une charte de construction durable contraignante pour les travaux de la commune, incluant l’utilisation de matériaux locaux.

Vivre tranquille est un droit. Le droit à la sûreté est un des droits naturels et imprescriptibles établis par la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789. À Rouen, ce droit est mal respecté. En cause, les mêmes méthodes inefficaces et coûteuses de “sécurité publique” mises en place par les différentes majorités municipales depuis des décennies.

Le sentiment d’insécurité exprimé par une partie des Rouennais·es, et notamment les plus vulnérables, ne peut être ni nié ni instrumentalisé. Y répondre suppose de sortir des postures et des effets d’annonce pour agir concrètement sur les causes. La liste Faire Mieux Pour Rouen revendique comme solutions la présence humaine et visible dans l’espace public des acteurs de la prévention et de la médiation, la réflexion sur l’éclairage public, l’amélioration de la propreté, et une coopération réelle entre la Ville, ses habitant·es, les associations et les services publics.

  • Recruter des médiateurs de terrain qui seront identifiés par les Rouennais·es et auront des missions d’animation, d’insertion et de médiation.
    Exiger l’augmentation des effectifs de la police nationale.
  • Former la police municipale sur les questions antiracistes, de sexisme, de LGBTphobie et toutes formes de discrimination, en ayant une politique de tolérance zéro envers les agents qui auraient des comportements problématiques.
  • Etablir un moratoire (suspension) sur l’installation de nouvelles caméras de vidéosurveillance, très coûteuses et très inefficaces pour prévenir et résoudre les crimes et délits.
  • Réviser la charte d’éthique des vidéosurveillances à Rouen en suivant les recommandations de la Ligue des Droits de l’Homme et d’autres associations expertes. Refuser catégoriquement l’ingérence de l’Intelligence Artificielle.
  • Changer de politique sur l’éclairage nocturne des rues de manière démocratique : éclairer à nouveau si une majorité des habitant·es en font la demande et procéder à une concertation pour les nouveaux projets d’extinction.
  • Évaluer la mission du service public de police de proximité (nationale et municipale) par l’envoi de questionnaires aux habitant·es
  • Lutter contre les rodéos urbains, par la médiation et le contrôle des infractions par la police municipale.
  • Développer un lieu de pratique des sports mécanisés sans nuisance sur la Métropole de Rouen.
  • Refuser tout armement de la police municipale.
  • Expérimenter, en concertation avec les associations expertes, un espace de consommation à moindre risque suppléé par un service mobile.
  • Systématiser les campagnes de prévention et de sensibilisation aux dangers des addictions (alcool, tabac, drogues, jeux, etc.)
  • Proposer un plan de prévention des conduites addictives, de réduction des risques et dommages et de soin aux personnes dépendantes : psychologie, logement, substitution, accès aux soins primaires, ouvertures de structures spécialisées (CSAPA, CAARUD, etc.), en collaboration avec les associations et les structures de santé locales. Sensibiliser les consommateurs aux impacts de leur consommation sur la tranquillité et la sûreté.
  • Proposer des formations au collège et au lycée pour alerter sur les risques de la consommation des différents stupéfiants en circulation, mais aussi sur les techniques des dealers pour faire entrer les plus jeunes dans les trafics et les contraindre à y rester (corruption, menace, etc.)
  • Travailler étroitement avec la police nationale judiciaire, la gendarmerie et la douane pour démanteler les trafics de drogue.
  • Mettre en place un plan massif de dératisation de tous les quartiers de la ville de Rouen, tout en assurant la recherche et l’expérimentation de méthodes non cruelles (ultrasons, stérilisation, etc.)
  • Lutter contre la prolifération des autres animaux liminaires en privilégiant les solutions non cruelles quand elles existent (ultrasons, stérilisation, pigeonniers contraceptifs, etc.)
  • Augmenter le nombre de poubelles compactantes pour le tri recyclable.
    Rouvrir les toilettes publiques fermées ces vingt dernières années et développer un réseau de toilettes publiques propres, accessibles et signalées.

Les villes sont, depuis la Révolution industrielle, le bassin d’emploi et le centre de production majeurs de notre civilisation. Face aux crises économiques à répétition et au changement global, il est nécessaire de repenser notre économie à l’aune de nos besoins, réaliser la bifurcation écologique et proposer des conditions de travail dignes. De quoi avons-nous besoin ? Que pouvons-nous produire ? A quel prix pour les populations et l’environnement ? Ces questions doivent orienter notre action municipale et métropolitaine vis-à-vis des filières locales.

Par ailleurs, le pouvoir macroniste depuis bientôt dix ans matraque la population en accentuant les situations de précarité (baisse du pouvoir d’achat, explosion des charges, des loyers) et en attaquant les structures de retour à l’emploi, notamment France Travail. Nous soutiendrons activement les personnes en recherche d’emploi et créerons pour les Rouennais·es des espaces pour un exercice digne de leurs activités professionnelles.

  • Élaborer un plan municipal de relocalisation des activités en fonction des besoins locaux.
  • Créer des tiers-lieux de production sur le territoire (manufactures de proximité, ateliers associatifs, etc.) pour développer l’artisanat et proposer aux Petites et Moyennes Industries des locaux de production à prix maîtrisé.
  • Accompagner les industries locales dans des démarches de conversion écologique.
  • Accompagner et soutenir les salarié·es en lutte pour reprendre leurs entreprises, sur le modèle des Sociétés Coopératives et Participatives.
  • Créer et soutenir les structures d’insertion par l’activité économique.
  • Insérer des clauses de production locale dans tous les marchés publics.
  • S’organiser contre les coupes budgétaires nationales sur l’insertion professionnelle.
  • Promouvoir la création de fermes urbaines, en s’appuyant sur les initiatives et associations existantes. Soutenir le développement d’activités maraîchère et nourricière sur la ville en acquérant du foncier et en le louant à des porteurs de projet.
  • Soutenir la création d’un centre de formation à la permaculture, en partenariat avec les associations existantes, notamment la Ferme des Bouillons.
  • Mettre à disposition les moyens publics pour le développement des AMAP, des marchés paysans et de producteurs. Créer une légumerie municipale pour la restauration collective.
  • Développer les ruches pour abeilles.
  • Élargir le dispositif “Territoire Zéro Chômeur de Longue Durée”, aujourd’hui cantonné au quartier de Grammont, avec pour objectif l’emploi territorial pérenne.
  • Organiser des permanences sur le droit du travail et l’accès aux droits des chômeurs et précarisés, en lien avec les unions locales des syndicats.
  • Accroître la fréquence des salons de l’orientation et de l’emploi.
  • Créer des espaces publics de travail partagés au cœur des quartiers, avec un matériel et des locaux à moindre coût et des services mutualisés (crèche, restauration).
  • Développer les propositions de stages dans les structures municipales.
  • Refuser les permis et modifier les plans d’urbanisme pour empêcher la construction de toute nouvelle grande surface. Agir à l’échelle métropolitaine pour arrêter le projet de ZAC de la Ronce.
  • Lutter contre les rotations et les friches commerciales par la récupération des des locaux commerciaux vacants et la mise en place une zone de préemption. Proposer ces locaux à des prix attractifs aux Rouennais·es qui cherchent à tester le projet de petit commerce.
  • Développer les recycleries et les ateliers de réparation pour lutter contre l’obsolescence programmée et la surconsommation.
  • Adopter un règlement sur la publicité éthique en interdisant la promotion de marques impliquées dans le soutien à des gouvernements génocidaires et exclure la promotion de la malbouffe.
  • Limiter le recours au travail le dimanche, en donnant des avis négatifs sur la création de zones touristiques internationales et en limitant le recours aux « dimanches du maire » (ouverture ponctuelle d’un commerce le dimanche), en concertation avec les associations de professionnels concernés.

Chaque nouvelle génération est un peuple nouveau. La France du XXIe siècle est brassée par les migrations, métissée par la vie, mélangée par les migrations internes. Elle est créole car elle invente sans cesse du commun, réinvente avec ses passés un universel. C’est une France où les femmes ont gagné des droits et une plus grande place dans la vie sociale. C’est aussi une France plus éduquée et plus urbanisée que par le passé. Cette nouvelle France est déjà là. Mais elle doit encore advenir politiquement. Pour cela, il nous faut activement combattre le racisme, le sexisme et tous les systèmes de domination. Il faut, au contraire, renforcer tout ce qui nous humanise.

À Rouen, l’empreinte des dominations héritées du passé (patriarcat, colonialisme, racisme et discriminations) se fait encore sentir : moins de 10% des noms de rue sont féminins et il y a encore des noms de colonisateurs dans l’espace public. Le racisme, excité par une partie de la classe dirigeante et relayé par les médias, s’exprime violemment dans nos rues. Des groupuscules d’extrême droite insultent, poursuivent et agressent des Rouennais·es racisé·es et LGBTI+ parce qu’elles ne rentrent pas dans leur vision raciste et sexiste de notre société. Les Rouennais·es en situation de handicap accèdent toujours difficilement aux services publics du fait d’aménagements insuffisants. En même temps, les associations qui accueillent et protègent les personnes discriminées n’ont que trop peu de moyens pour agir. Nous devons faire mieux et répondre au désir d’égalité et de justice porté par les Rouennais·es.

  • Ouvrir un centre métropolitain de lutte contre les discriminations, chargé de coordonner la prévention, la formation, le soutien aux victimes et des opérations de testing pour dénoncer les sociétés pratiquant la discrimination.
  • Porter le maire comme partie civile aux côtés des victimes de racisme.
  • Le conseil municipal soutiendra avec tous ses outils les luttes antiracistes.
  • Créer un « Prix annuel de l’égalité » ouvert à plusieurs publics (scolaires, habitants, associations partenaires et agents…)
  • Faire des Foyers sénégalais et mauritaniens des lieux d’exposition culturelle ; protéger et garantir des lieux communs de partage entre les résidents.
  • Débaptiser les lieux et places portant des personnages historiques impliqués dans la colonisation et la répression des populations colonisées.
  • Organiser des événements célébrant les moments marquants de la conquête, encore inachevée, pour l’égalité : abolitions de l’esclavage, mémoire de la colonisation et de la lutte des peuples pour leur libération, fête de la Commune de 1871, histoire de l’immigration.
  • Ouvrir un service d’accueil d’urgence en direction des personnes en détresse (victimes de violences conjugales ou intrafamiliales, LGBTphobie, racisme, etc.)
  • Porter le maire comme partie civile aux côtés des victimes de sexisme et LGBTphobie.
  • Féminiser et rendre l’espace public réellement accueillant et sûr pour tous, en agissant à la fois sur la symbolique (noms des rues et des places), sur l’aménagement concret des espaces publics (éclairage, partage des usages, équipements sportifs et aires de jeux), et sur l’accès universel aux besoins essentiels, notamment par l’installation de toilettes publiques et de distributeurs gratuits de protections périodiques.
  • Développer des marches exploratoires sous le prisme du genre pour pouvoir mettre en place les aménagements urbains nécessaires (élargissement des trottoirs par exemple).
  • Faire du Mois des Fiertés un temps fort culturel municipal avec un programme de 30 jours : expositions sur les luttes LGBTI+ dans les musées municipaux, résidences d’artistes, spectacles engagés, mise en avant d’œuvres littéraires en médiathèques avec rencontres d’auteur·ices et pavoisement des bâtiments publics aux couleurs de la fierté.
  • Développer les lieux et campagnes d’information sur les moyens de la santé sexuelle et reproductive (contraception, accès à l’IVG, prévention VIH et Infection sexuellement transmissibles).
  • Soutenir le planning familial et étudier l’ouverture d’autres antennes sur Rouen.
  • Lutter contre les stéréotypes et permettre une bonne orientation des personnes victimes en formant les agents de la collectivité aux problématiques du sexisme, des questions LGBTI+, y compris sur les questions propres à l’accueil des personnes trans et intersexuées et des enfants des familles LGBTparentales dans les administrations.
  • Travailler sur le contenu des commandes des bibliothèques/médiathèques en ouvrages de l’esprit ou presses d’actualité, festivals ou journées thématiques, constitution d’un fonds d’archives des luttes locales d’émancipation antiraciste, féministe, laïque et LGBTI+.
  • Rendre l’espace public de Rouen 100% accessible pour les personnes en situation de handicap.
  • Lancer, dès la première année du mandat, un plan pluriannuel d’accessibilité des locaux et former les agents à l’accueil des personnes en situation de handicap.
  • Doter les écoles de matériel spécialisé permettant d’accueillir les enfants en situation de handicap.
  • Favoriser l’accueil des enfants en situation de handicap dans les crèches publiques et former les personnels à cette adaptation.
  • Mettre en place un bureau d’accès aux droits dans le centre de lutte contre les discrimination (notamment dans les relations avec la MDPH 76).
  • Prioriser les personnes en situation de handicap dans l’accès au logement social.
  • Aider à l’achat de matériel permettant d’adapter les logements aux personnes en situation de handicap.
  • Développer des classes spécialisées pour l’accueil des enfants ayant des handicaps lourds, du type des classes UEMA (unité d’enseignement maternelle autisme) dans le cadre des nouveaux projets d’équipements scolaires.
  • Mettre en conformité tous les sites internet municipaux avec le Référentiel général d’amélioration de l’accessibilité.
  • Supprimer immédiatement toutes les aides extra légales à l’enseignement privé et refuser toute aide financière à la rénovation d’établissements scolaires privés.
  • Refuser le financement des structures confessionnelles et cultuelles.
  • Garantir la laïcité du périscolaire en y refusant toute intervention d’associations religieuses.
  • Interdire aux élus d’assister à des cérémonies religieuses au titre de leurs fonctions ou de recevoir des titres religieux.
  • Mettre en place un service public laïc et gratuit des obsèques.
  • Garantir l’absence d’objets à caractère religieux dans tous les lieux gérés par la commune ou la métropole.
  • Mettre en place une carte d’identité municipale constituant une preuve de domiciliation et permettant l’accès aux services municipaux. Développer les parrainages républicains de personnes sans papiers.
  • Scolariser de façon inconditionnelle tous les enfants, quel que soit leur statut administratif, dans les établissements de la collectivité, en vertu du principe d’égalité en matière d’accès à l’éducation.
  • Se porter commune volontaire pour l’accueil de migrant·es et mettre à disposition de l’État des bâtiments pour accueillir des hébergements d’urgence.
  • Soutenir des actions de solidarité et activités co-construites avec les personnes migrantes (cours de français, cuisines participatives, etc.) par le prêt de locaux ou un soutien financier.
  • Renforcer les dispositifs d’accompagnement des personnes migrantes et d’aide à la parentalité : cours de français, soutien administratif, actions socio-éducatives.
  • Garantir le droit de vote aux consultations municipales à tous les résidents de la commune.
  • Répondre au besoin d’hébergement d’urgence de toutes les personnes exilées et arrêter les solutions inhumaines. Leur place n’est pas dans la rue.
  • Tout mettre en œuvre pour faire cesser le génocide à Gaza.
  • Refuser les jumelages avec les pays coupables de crimes de guerre ou qui piétinent le droit international.
  • Développer les jumelages de la ville de Rouen avec d’autres villes à l’international en signe de solidarité avec les peuples en lutte ou opprimés.
  • S’opposer au développement des “classes de défense” à Rouen.
  • Retirer le drapeau d’Israël du fronton de la mairie. Exprimer sa solidarité avec les peuples opprimés en dressant leur drapeaux de manière ponctuelle ou continue.
  • Le conseil municipal se prononcera sur des résolutions pacifistes, en soutien aux peuples en lutte, opprimés et massacrés.
  • Respecter la charte de PAZ (Projet Animaux Zoopolis), signée par la Liste Faire Mieux Pour Rouen en décembre 2025.
  • Favoriser l’implantation de centres de soins vétérinaires publics et accessibles pour les animaux domestiques ou sauvages.
  • Développer les espaces adaptés à la promenade des animaux de compagnie.
  • Intégrer le critère de bien-être animal dans la cantine scolaire.
  • Autoriser les animaux de compagnie dans les hébergements d’urgence, les EHPAD et les restaurants populaires.
  • Soutenir la Société Normande de Protection des Animaux (SNPA).
  • Créer des lieux de recueil pour les animaux de compagnie décédés.
  • Faciliter l’accès aux soins vétérinaires pour les personnes précarisées.
  • Expérimenter l’accueil des animaux de compagnie des agents sur leur lieu de travail, si leur poste le leur permet.

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